Elle Lorraine: "'Bad Hair' est un film intense!"

by Hervé Tropéa November 20, 2020
Actress Elle Lorraine

 JC Olivera/Getty Images

Héroïne du film Bad Hair, Elle Lorraine se confie sur ce long-métrage et son parcours pour se retrouver sous le feu des projecteurs.

Pourquoi avez-vous souhaité tourner dans ce genre de film ?

Je souhaitais raconter les péripéties de cette femme. Je trouvais intéressant de montrer le parcours de ce qu’une personne afro-américaine peut endurer pour essayer de réaliser ses rêves et réussir dans ses ambitions. C’est un projet qui me tenait donc à cœur d’autant plus que je trouvais que Bad Hair est un film intense !

Avez-vous des similarités avec Anna, le personnage que vous incarnez ?

C’est une personne qui essaie comme moi d’inspirer et de divertir les gens. Elle a également comme moi un grand sens du sacrifice pour arriver à concrétiser ses ambitions. C’est la raison pour laquelle j’ai tout de suite ressenti l’envie de jouer ce personnage. Vous savez, ce que j’ai beaucoup apprécié dans son rôle c’est que j’incarne une femme qui possède déjà tous les ingrédients nécessaires pour réussir à Hollywood. J’ai vraiment le sentiment qu’elle possède cette force et ce don incroyable pour se faire aimer du public

Quel genre de sacrifice avez-vous du faire pour réussir dans le show-business ?

Tout d’abord, j’ai dû abandonner mes proches et ma vie sociale pour venir tenter ma chance à Hollywood. J’ai totalement laissé tomber ma route qui était plus académique pour espérer devenir actrice. Ensuite, lors de ma venue à Los Angeles, j’ai dû accepter de faire une sorte de métamorphose au niveau de mon physique. Par exemple, j’ai dû rentrer davantage dans un mode plus européen en faisant en sorte de ne plus avoir des cheveux bouclés mais plutôt une chevelure lisse et raide. C’est la raison pour laquelle je peux totalement m’identifiée avec Anna car moi aussi j’ai dû faire des choses insensées pour être attirante aux yeux des spectateurs blancs.

Etes-vous fan des films d’horreur ?

Quand j’étais plus jeune, je me souviens que j’adorais voir des films d’horreur. Je prenais un vrai plaisir à aller voir des films qui puissent me faire peur. J’aimais ce sentiment de crainte et d’adrénaline lors de la vision d’un long-métrage. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Je ne recherche plus les films d’horreur et, lorsque je vois un long-métrage qui fait peur, il est impossible d’avoir les lumières éteintes. Je ne peux pas rester dans l’obscurité ! (elle se met à rire)

Avez-vous l’impression que les studios hollywoodiens sont enfin prêts à offrir davantage de rôles principaux aux artistes de la communauté afro-américaine ?

Je crois qu’il y a au moins une entente sur le fait que des histoires de personnes noires peuvent enfin rapporter de l’argent à Hollywood. Je pense qu’il y a enfin une idée d’admettre que des films sur les noirs peuvent rapporter un certain profit aux studios. C’est la raison pour laquelle je suis assez optimiste pour l’avenir car je crois vraiment que des projets vont voir le jour où il y aura davantage de rôles pour les minorités. Des portes sont en train de s’ouvrir notamment grâce à un film tel que Get Out. J’ai l’impression que les histoires sont en train de devenir plus universelles et commencent enfin à concerner toutes sortes de communautés.