Karla Souza: « Je me bats contre le « Sois belle et tais-toi » ! »

by Hervé Tropéa July 15, 2020
Actress Karla Souza

Alberto E. Rodriguez/Getty Images

Alors qu’elle vient récemment de donner naissance à son second enfant (Luka, en juin dernier), Karla Souza profite d’allaiter son bébé pour nous accorder une interview et parler de son rôle dans El Presidente et de la fin de How to Get Away with Murder.

Est-ce que vous connaissiez l’affaire de corruption impliquant la fédération internationale du football avant de jouer dans El Presidente ?

J’avais conscience de cette histoire car je me souviens avoir entendu parler à de nombreuses reprises par les médias de cette affaire mais je ne connaissais pas du tout les détails. Je ne me souvenais pas des chiffres en détails ni même des protagonistes dans cette affaire. Je tiens d’ailleurs à préciser que nous n’avons pas relater fidèlement les faits de cette affaire de corruption dans El Presidente. Il s’agit simplement d’un scénario qui a été modifié afin d’apporter certaines touches de glamour pour les besoins du show. J’ajoute également que mon personnage de « Rosario » n’existe pas en réalité et qu’il s’agit simplement d’un rôle qui mélange et regroupe plusieurs personnes qui ont été impliquées dans cette affaire. Je veux enfin ajouter que j’ai beaucoup apprécié le fait qu’Armando Bo n’a pas souhaité donner une image sexualisée de cet agent du FBI et qu’il voulait que je fasse quelque chose de totalement différent de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent.

Est-ce que ce ne fut pas trop difficile de jongler entre El Presidente et How to Get Away with Murder ?

J’avoue que cela n’a pas été évident de faire cette sorte de transition car je n’ai pas eu l’opportunité de participer totalement à la dernière saison de How to Get Away with Murder car j’étais totalement pris pendant de longs mois par El Presidente. J’ai cependant aimé avoir l’opportunité de tourner en même temps ces deux projets car les conditions de travail étaient tellement différentes. Dans El Presidente, j’ai pu découvrir une certaine liberté notamment dans la liberté de l’interprétation de mon personnage avec une possibilité parfois d’improvisation.

How to Get Away with Murder arrive à son terme. Quel souvenir gardez-vous de cette série ?

Cette série m’a donné une plateforme énorme. J’ai pu pénétrer dans le salon de nombreuses familles dans le monde entier comme par exemple en France. How to Get Away with Murder m’a permis d’avoir une carrière aux Etats-Unis mais aussi aux quatre coins du globe. Cette série fut aussi et surtout une grande expérience humaine et je tiens à souligner que la plupart des membres de cette série sont des personnes actives qui participent à venir en aide à notre société via des associations ou des œuvres de charité. Je n’ai jamais autant grandi dans un projet que dans cette série.

Qui vous inspire dans la vie ?

Je viens d’avoir un petit garçon donc j’en envie de dire que ce sont mes enfants (Gianna, 2 ans, et Luka, 1 mois) mais il y a aussi des gens particuliers et notamment des artistes qui ne cessent de m’inspirer au quotidien. Je pense notamment à Viola Davis qui m’a appris à trouver le courage de ne jamais garder le silence et à prendre la parole pour lutter contre les injustices. Comme elle, il est important pour moi de donner du poids à mes mots et c’est la raison pour laquelle je me bats contre le « Sois belle et tais-toi » ! »