Lucas Bravo: « Je veux vraiment toucher les gens »

by Hervé Tropéa November 20, 2020
Actor Lucas Bravo

Rindoff Petroff/Hekimian/Getty Images

Devenu célèbre à Hollywood depuis qu’il a réussi à crever l’écran dans les épisodes de la série Emily in Paris, Lucas Bravo se confie sur son succès soudain et du long parcours qu’il a dû traverser pour se retrouver à Hollywood.

Pour un acteur français, est-ce un rêve devenu réalité d’être le héros d’une série américaine ?

Se retrouver déjà simplement dans une série de calibre de ce que fait Darren Star depuis des années est un rêve. J’ai toujours admiré son travail et j’ai été bercé bien évidemment par Sex and the City. Je peux vous dire que voir son implication sur un plateau de tournage et contempler chaque jour son écriture dans les scénarios vous pousse vraiment à l’admiration. Je suis devenu acteur pour ces moments là. La simple chose à faire est cependant d’oublier la pression car c’est bien évidemment organisé par une grosse machine.

Ce succès ne vous est cependant pas tombé du ciel. Est-ce que votre parcours a été semé d’embuches ?

Je vous confirme que les choses ne se sont pas déroulées facilement en cliquant des doigts. Je peux en effet vous dire que ce fut un long parcours car j’ai la chance de ne pas avoir eu des parents qui m’ont aidé. Ils ne m’ont rien offert sur un plateau d’argent. J’en récolte les fruits aujourd’hui parce que j’ai eu la notion de l’argent et j’ai fait différentes sortes de travail. J’ai un peu commencé ce métier avec nonchalance en passant que le talent pouvait suffire mais il faut une vraie structure et de l’expérience pour espérer réussir dans le show-business. J’ai tout repris de zéro. J’ai commencé par démarcher des courts métrages réservés aux étudiants, faire des photos, démarcher des agents…je suis vraiment parti de rien pour arriver jusqu’ici. Ce fut pour moi dix ans de leçon !

Vous avez à présent cette image de sex-symbol et de grand séducteur. Est-ce que cela vous dérange ?

On m’en parle beaucoup mais j’ai du mal à l’analyser car ce n’est pas quelque chose qui a eu pour le moment un impact dans ma vie. Je n’ai pas encore ressenti un énorme changement dans ma vie. J’essaie simplement de rester concentré et humble. Je ne veux surtout pas me projeter par rapport à cette image que je risque aujourd’hui de véhiculer. Je veux vraiment toucher les gens et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu faire le métier d’acteur. Je suis heureux sur un plateau. C’est là où je me sens le mieux !

Vous êtes le fils d’un ancien champion de football français, Daniel Bravo. Pourquoi n’avez-vous pas souhaité suivre les traces de votre père ?

C’est un milieu particulier. C’est assez drôle car j’ai mis longtemps à aimer le football. Ce carré vert à la télévision qui m’arrachait en permanence à mon père ne me donnait vraiment pas envie d’apprécier ce sport. Il a fallu que mon père parte en Italie et jouer à Parme pour apprécier la culture du football qui est dans ce pays beaucoup plus séduisante qu’en France. Je suis tombé amoureux de la culture italienne, de la cuisine italienne et du football mais ce n’était pas assez fort pour m’éloigner de la comédie.

Êtes-vous un aussi bon cuisinier que dans Emily in Paris ?

Écoutez, j’ai eu la chance d’avoir été sous-chef dans un restaurant donc j’ai de nombreuses notions dans ce domaine. Malheureusement, lors d’un challenge pour une émission de télévision, on m’a fait cuisiner. A la fin, j’ai brûlé totalement mon omelette et j’ai failli me couper un doigt. Je ne suis donc plus certain d’être un cuisinier talentueux ! (il rit)