Nuno Lopes: «J'aime une grande diversité dans ma carrière»

by Henry Arnaud June 8, 2020
Actor Nuno Lopes

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Dans White Lines sur Netflix, il incarne le personnage du séduisant Duarte 'Boxer' Silva à la fois poète romantique et dangereux meurtrier. Nuno Lopes est loin d'être un inconnu dans le show-biz même si le grand public mondial découvre l'acteur avec cette série.

Le portugais, qui parle 4 langues, a tourné avec Isabelle Huppert, Melanie Thierry et Alexandra Lamy dans plusieurs films francophones mais également des productions en Espagne, en Italie et au Royaume Uni.


Êtes-vous surpris par l'énorme succès de White Lines?

Honnêtement non. Alex Pina, qui a imaginé Casa De Papel, a écrit une intrigue forte avec White Lines et cette histoire fascine les téléspectateurs en mélangeant deux époques. D'un côté, il y a l'ambiance de la fin des années 70 avec une bande de jeunes DJ anglais qui débarquent à Ibiza avant que l’île ne soit connue du monde entier. Et de l'autre, nous sommes près de 20 ans plus tard où l'on retrouve la plupart des mêmes personnages plus âgés. L'un d'eux, Alex Collins, a été retrouvé assassiné et sa sœur Zoe vient à Ibiza pour tenter de trouver le meurtrier. White Lines mélange les genres entre thriller, action, humour et amour... Il y en a pour tous les goûts.

Votre nom est dans le Top 25 des acteurs les plus séduisants d'Europe. Comment prenez-vous cela?

Ca me fait plutôt rire car je suis de nature extrêmement timide, comme beaucoup de comédiens d'ailleurs. Je prends cela comme un compliment mais ca ne me monte pas du tout à la tête. Au contraire, j'ai toujours cherché des films qui soient des challenges. Dans mes débuts de carrière, j'ai tourné dans plusieurs feuilletons qui ont été très populaire au Portugal mais je n'ai jamais voulu être une célébrité. J'ai connu les inconvénients du star-system quand j'étais dans la télénovela Esperança qui a été un énorme succès d'audience au Brésil. Cela est devenu tellement pensant que j'ai tout quitté pour rentrer à Lisbonne et faire du théâtre.

Pour ceux qui vous découvrirez aujourd'hui, quel a été votre parcours?

J'ai appris l'anglais puis le français à l'école ce qui me permet de tourner dans ces deux langues et je me débrouille aussi en espagnol. Et heureusement car la production de films est limitée au Portugal. Je vis toujours à Lisbonne même si je voyage beaucoup pour ma carrière. En fait, mon appartement est à moins de 40 mètres de l'endroit où je suis né ! Je suis aussi DJ à mes heures car j'adore le son. Et avant que vous ne me posiez la question, je vis seul et je suis célibataire. Ma petite popularité très jeune dans les pays de langue portugaise m'a appris à garder le secret autour de mon intimité pour être crédible à l'écran.

Comment peut-on être timide et incarner le séducteur Boxer dans White Lines?

Ca s'appelle jouer la comédie (rires). Pour avoir confiance en moi et rentrer dans la peau de Boxer, j'arrivais torse nu sur le tournage le matin afin de m'affirmer et apprendre à être bien dans ma peau. Je me suis énormément entraîné physiquement pour avoir les muscles et la corpulence de Boxer mais je ne suis pas obsédé par les salles de gym, au contraire. On m'a souvent proposé des rôles de gros bras mais moi j'aime jouer avec la masculinité. Boxer est fort, musclé mais aussi sensible, cultivé et intelligent. Il est aussi plein d'humour ce qui m'a attiré vers ce rôle.

Quels sont vos projets immédiats?


Avant que tout s'arrête à cause du virus, j'étais à Londres pour le tournage de Great Yarmouth, réalisé par Marco Martins. C'est lui qui avait mis en scène Saint George qui m'avait permis de gagner un prix au festival de Venise. Cet été, je devrais tourner dans la région de Marseille pour l'adaptation d'un roman de Marguerite Duras. Ensuite, j'espère que nous retournerons à Madrid et Ibiza pour une seconde saison de White Lines. J'aime une grande diversité dans ma carrière.