Sara Bareilles: « La vie est chaque jour un nouvel apprentissage »

by Hervé Tropéa July 22, 2020
Singer and actress Sara Bareilles

michael tran/getty images

Connue pour ses nombreux tubes musicaux, Sara Bareilles part à présent à la conquête de la télévision en devenant l’une des productrices et co-créatrices de Little Voice, série disponible sur AppleTV+. Un projet qui lui tient tout particulièrement à cœur puisque les aventures de l’héroïne de ce feuilleton sont inspirées des moments de la vraie vie de Sara lorsqu’elle était plus jeune.

Est-ce que vous connaissiez bien J.J. Abrams avant de travailler sur Little Voice ?

Non, pas du tout. J.J. Abrams n’avait d’ailleurs aucune idée de qui j’étais avant de découvrir mon travail via sa fille. Il a souhaité me rencontrer dans ses bureaux de Los Angeles et il a commencé à me demander immédiatement si j’avais plusieurs projets à lui soumettre pour la télévision. J’étais vraiment étonnée car je n’avais rien fait pour le petit écran et je pensais sincèrement que c’était un domaine très éloigné de tout ce que j’avais pu faire jusqu’à présent. Ce projet est donc venu à moi un peu par hasard et je ne m’en plains pas.

Comment avez-vous abouti alors dans ce projet ?

J’ai toujours été intriguée par le monde de la télévision. Je tiens d’ailleurs à préciser que J.J. Abrams n’est pas étranger à mon intérêt pour les séries puisque j’ai été très influencée par sa série Felicity. Ce feuilleton a eu une énorme influence sur ma jeunesse notamment lorsque j’étais à l’université et que je venais d’arriver pour la première fois à Los Angeles. Je tenais donc vraiment à collaborer avec lui et l’arrivée de Jessie Nelson m’a permis de trouver beaucoup d’inspiration dans ce projet.

Est-il vrai que Little Voice est une inspiration de votre propre vie et en particulier de votre jeunesse ?

La découverte de ce monde nouveau pour Bess, le personnage principal de Little Voice, est en effet inspiré par certains points de ma vie lorsque j’étais une jeune artiste. Comme Bess, je n’ai pas eu peur de faire beaucoup de petits boulots pour pouvoir survivre. Comme Bess, j’ai eu de nombreux moments de doute et de remise en question et, comme Bess, le travail ne me faisait pas peur mais je souffrais vraiment d’un énorme manque de confiance en moi.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui ?

Je rencontre encore des difficultés pour m’exprimer et faire passer certains messages. Il est important que je prenne parfois conscience davantage que je suis aujourd’hui une femme adulte indépendante qui a le droit de s’exprimer librement en ayant des points de vue importants dans notre société. J’essaie encore aujourd’hui d’apprendre de mes erreurs mais la vie est chaque jour un nouvel apprentissage. C’est sans doute la raison pour laquelle je me suis réfugiée dans l’écriture et la musique. C’était pour moi une façon de trouver une sorte de réconfort et de sécurité.

On dit que vous avez été victime personnellement du coronavirus. Est-ce vrai ?

J’ai été extrêmement chanceuse car ce fut quelque chose d’assez léger qui n’a pas provoqué chez moi de graves symptômes comme par exemple pour certains une sorte d’insuffisance respiratoire. J’ai donc pu combattre ce virus et retrouver une certaine normalité rapidement en une semaine. J’ai eu beaucoup de chance car je sais que d’autres malades du coronavirus ont connu des problèmes de santé beaucoup plus graves que moi.